J'ai un style particulier, et alors ?

Paris-Normandie

Tatouages à gogo, implants sous-cutanés, piercings, accessoires punk et barbes fournies : ces Normands vivent leur style comme ils l'entendent, sans se soucier du regard des autres. Un look particulier qui a pu, dans certains cas, leur porter préjudice dans le milieu professionnel. Ou, au contraire, les favoriser. Témoignages.

A show poster for Kellar

© Marie Zinck

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© Marie Zinck

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© Marie Zinck

Edouard, 33 ans : « l’employeur m’a gentiment dit que mon look était quelque chose de positif »

Il ne sait même plus combien il en a. Avec les années, Edouard a arrêté de compter les tatouages dessinés sur son corps. « J’en ai trop ! Les bras, les jambes, devant, derrière, bientôt le dos, la gorge et le bras droit », énumère-t-il en scrutant les parties de son corps visibles, comme pour se conforter dans ce qu’il raconte. Une poupée « cannibale » sur le bras, une « chauve-souris qui prend de la drogue » sur la jambe, Frankenstein ou encore une toile d'araignée : « J’ai commencé à 20 ans par un serpent qui se mord la queue, sur l’avant-bras », retrace Edouard, aujourd’hui âgé de 33 ans et Normand d’adoption depuis sept ans. « À cet âge, je me disais que je faisais une connerie de le faire sur les parties visibles. Alors j’ai fait toutes les parties non visibles… puis je n’avais plus de place. »

Edouard s’est alors attaqué aux parties visibles de son corps, à 30 ans. « J’ai décidé d’être plus a l’aise avec ça. Contextuellement, c’est le genre de choses que l’on peut se permettre quand on sait où on va et qu’on ne le considère pas comme un souci social », tient-il à préciser.

« Vouloir choquer »

À ses tatouages s'ajoutent aussi les piercings. « Dans la joue, au menton, au nez... J’en ai une vingtaine, mais j’en ai retiré certains. À l’époque, j’en avais une cinquantaine. » Des écarteurs de 3,2 centimètres aux oreilles, d’autres dans la cloison nasale et même un implant sous-cutané, sur l’avant-bras, « avant, j’en avais 20 sur le torse ». « C’est vraiment de l’ornement pur et simple », explique Edouard. Si son look peut surprendre, lui l’assume. Le revendique même. « À 20 ans, j’étais dans une quête de vouloir choquer, de ne pas vouloir ressembler aux autres. Aujourd’hui, je ne me sens pas différent. »

« À Pôle Emploi, on me disait que ça allait être compliqué de trouver un emploi »

Responsable d’affaires depuis un an et demi dans l’entreprise de bâtiment Eiffage à Gonfreville-L’Orcher, Edouard dit gérer un chiffre d’affaires compris entre 1 et 1,5 million d’euros. Aucun de ses « ornements » ne l’ont empêché d’accéder à un emploi à responsabilité. « Lors de mon entretien d’embauche, tout s’est très bien passé. Mon style n’a pas amené de questions. On ne peut pas faire de distinctions dans ce genre de boîte », commente-t-il, avouant avoir été tout de même « surpris » de n’avoir eu à essuyer aucune remarque.

« Il faudrait arrêter de mettre l’accent sur les choix qu’on a fait »

Respecter une certaine limite

Peu avant, alors au chômage, sa conseillère Pôle Emploi n’avait pas tenu le même discours. « Elle m’a dit qu’avec mon style, ça allait être compliqué de trouver du boulot. » Si Edouard a prouvé le contraire une première fois, il balaye une nouvelle fois ses propos, après un énième entretien d’embauche passé en janvier, pour un nouveau poste à responsabilités similaires. « À la fin de l’entretien, l’employeur m’a gentiment dit que mon look était quelque chose de positif. Il m’a dit : « On voit que vous êtes quelqu’un qui assume ce que vous faîtes, que vous allez au bout de vos convictions. »

Si, selon lui, les personnes tatouées et percées restent marginalisées aux yeux de la société, Edouard pense qu’il faudrait « arrêter de mettre l’accent sur les choix qu’on a fait ». Il précise cependant ne pas vouloir dépasser une certaine limite. « J’avais les cheveux rouge fluo à une époque. Je ne me verrais pas l’imposer à des employeurs. » Il poursuit : « Si je commence à me tatouer le visage, j’en parlerai à mon employeur. Je reste malgré tout dans un domaine où je vois du public. Mon but n’est pas de faire peur aux gens. »

 © Marie Zinck
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A show poster for Thurston the Great Magician

© Marie Zinck

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A show poster for Thurston the Great Magician

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Kelly, 23 ans : « C'est vraiment dommage d'être cataloguée »

Pour l’occasion, Kelly, 23 ans, a sorti tout l’attirail. Chapeau “steampunk” noir haut de forme avec ses engrenages, ses chaînes et ses monocles aux gros pics, corset marron à lacets et bracelets en cuir, ses quelques tatouages visibles... Au côté de son cheval, la jeune femme de 22 ans originaire de Notre-Dame-de-Gravenchon est dans son élément : « Je porte cette tenue les week-ends, lors de festivals, de groupements médiévaux. Et en ville, sans le chapeau. Les gens me regarderaient, parleraient, ça me gêne… », confie Kelly, la voix timide.

Si la cavalière semble de nature discrète, son style, lui, est bien affirmé. Avant d’arborer ce look punk, Kelly était gothique. « J’étais habillée tout en noir, avec les cheveux noirs. À l’école, je vivais mon look à fond. Mais dans le lycée où j’étais, ce n’était pas réputé. C’était plutôt des moqueries », raconte-t-elle. « J’ai commencé à avoir un look gothique en seconde, lorsque j’étais au lycée agricole. Puis j’ai changé de lycée. Les élèves sont allés trop loin. Ils disaient qu’en étant gothique, je faisais du mal aux chevaux. »

« Lors de l’entretien, j’avais un tatouage au dessus de la poitrine qui était visible. Et mes écarteurs aux oreilles se voyaient aussi. »

« S’habiller comme tout le monde »

Si son look lui correspondait, les professeurs ne lui montraient que peu de soutien. « Ils disaient que je n’allais pas trouver de travail avec mon look, qu’il fallait que je m’habille comme tout le monde. »

Quelques années après ces « recommandations », Kelly a su se démarquer lors de ses entretiens d’embauche. Elle exerce le métier de chimiste extérieur, depuis trois ans, dans une entreprise havraise.

« Lors de l’entretien, j’avais un tatouage au dessus de la poitrine qui était visible. Et mes écarteurs aux oreilles se voyaient aussi. » Mais ses tenues vestimentaires décalées doivent, dans son quotidien, rester au placard. « Je suis en bleu de travail. » Durant ses journées, parmi ses collègues, Kelly se fond ainsi dans la masse. Ce qui n’est finalement pas le cas en dehors. « Je regrette ce manque d’ouverture d’esprit des gens », ajoute-t-elle. « C’est vraiment dommage d’être cataloguée. »

 © Marie Zinck
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© Stéphanie Peron

© Stéphanie Peron

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Quentin, 25 ans : « Je me suis retrouvé dans des situations où j’ai l’impression de faire peur »

Avec sa longue barbe rousse et ses cheveux de feu relevés en petite queue de cheval, Quentin sait qu’il ne passe pas inaperçu. Influencé par le métal et le hard rock, son univers musical de prédilection, le jeune homme domicilié à Franqueville-Saint-Pierre, en Seine-Maritime, arbore un look qui lui est propre. « Je porte souvent des rangers, des sweats larges avec des noms de groupes de musique et des treillis militaires », énumère Quentin. Il y a quelques années, son style était pourtant bien plus radical : « Ado, j’avais un collier en bouts de fer barbelé avec les pointes limées, plein de bracelets partout, des treillis déchirés… »

Sur l’oreille gauche, cinq piercing noirs à picots s'enchaînent le long de son hélix. Du côté droit, trois anneaux noirs, au même endroit. « Mon look n’est pas très extravagant comparé à d’autres, mais dans les petites campagnes, ça peut choquer. »

Des choix qui ne sont pas au goût de tout le monde

Sans forcément choquer, ses choix n’ont pourtant pas été au goût de tout le monde. Jusqu’à lui empêcher de décrocher l’emploi souhaité. « J’ai fait un BTS en maintenance industrielle. Je n’ai donc pas de contact avec la clientèle, je répare les machines. J’ai été refusé après un entretien dans une entreprise pharmaceutique, à cause de mes piercings. Ils m’ont dit que les techniciens peuvent intervenir dans des salles contrôlées où il faut éviter les bactéries », explique Quentin, pourtant prêt à porter une charlotte.

À cette première déception s’en est ajouté une autre, lors d'un nouvel entretien d’embauche. « J’ai postulé dans une entreprise de démaquillants et j’ai été refusé en maintenance. On m’a dit que je ne correspondait pas aux critères. » Selon lui, la version officieuse est tout autre : « On m’a refusé pour mes piercings. L’un des techniciens que je connaissais avait appuyé ma candidature. Son chef lui a dit “Oui mais il a des piercings”. J’avais même passé un test et je n’ai fait aucune erreur », regrette Quentin. Il avoue tout de même : « Pendant l’entretien, on m’avait demandé si j’étais prêt à retirer mes piercings et mes nombreux bracelets (des bracelets récoltés lors de festivals, NDLR). J’ai dit non. »

« Après l'entretien, j'ai tout de suite remis mes piercings »

Un échec dû à son look assumé, pourtant bien indépendant de ses compétences. « J’ai repassé un entretien, dans la même entreprise, au poste d’opérateur. Et j’ai retiré mes piercings », reprend le Normand. Bingo : Quentin est retenu pour le poste. « Ça ne m’a pas choqué, mais plutôt énervé. » Une fois recruté, il ne s’est pourtant pas avoué vaincu. « Je les ai de suite remis. Ils ont mis trois mois à s’en rendre compte… »

Piercings VS tatouages

Après un an et demi dans la boîte, son contrat a pris fin. Quentin est aujourd’hui en recherche d’emploi. Il pense néanmoins avoir trouvé la stratégie adéquate pour ses prochains entretiens d’embauche. « Je vais retirer mes piercings pour ne pas rater mes chances. Mais une fois pris, je les remettrai. »

« Je me suis retrouvé dans des situations où j’ai l’impression de faire peur, alors que ce n’est pas le but », confie Quentin. Et les tatouages dans tout ça ? « J’en ai deux sur le mollet, un sur le poignet, dans le bas du dos, sur l’avant-bras… J’essaye de faire en sorte qu’ils ne soient pas visibles lors des entretiens. J’aimerais faire tous les bras. Mais je les cacherai toujours. »

Il ajoute : « Et pour les parties visibles… sûrement quand je serai en CDI ! »

Qu'en pensent les experts ?

« Pour moi, l'apparence, ce n'est pas le physique»

Brigitte Fel
Formatrice en image positive et sur l’impact de l’image lors d’un recrutement et d’une prise de parole en public, fondatrice d’ICES, à Rouen

Quelles sont exactement vos missions ?

« Je travaille le premier impact, durant les 60 premières secondes, pour préparer un recrutement, lors d’une prise de parole en public. L’importance de l’impact de l’image, lors d’un recrutement, c’est 94 % dans le non verbal. On ne le sait pas toujours, mais la personne enregistre de vous les 60 premières secondes. Et il ne faut pas les négliger ! Pour moi l’apparence, ce n’est pas le physique, ce n’est pas la marque des vêtements. Ce que l’on regarde, c’est la posture, le sourire, le regard et surtout la voix. Ça fait partie du non verbal. On regarde le charisme de la personne. Ce qu’elle dégage. Quelqu’un que l’on voit pour la première fois, ou quelqu’un qui vient lors d’un recrutement, on ne veut pas qu’il soit mou, mais actif. Ça doit se ressentir même dans sa démarche. »

Cela veut-il dire que les employeurs font totalement abstraction du style vestimentaire ?

« Je pense que certains employeurs regardent le style vestimentaire en premier sans se rendre compte que le non verbal, ce n’est pas que ça. On peut avoir des vêtements propres, sans avoir de marques. Ce que l’on demande, c’est d’avoir une tenue correcte, c’est-à-dire que si une personne se présente dans une banque, il faut qu’elle aille voir d’abord comment ça se passe avant son entretien, pour se préparer. Savoir si les hommes portent des cravates etc. Ce qui est important aussi, ce sont les codes couleurs de l’entreprise. Ça peut aider. La couleur ça attire énormément, ça laisse en éveil la personne qui est en face. Lors d’un recrutement, combien de fois j’entends « moi je mets du noir et du blanc. Ou du blanc et du bleu marine ». C’est uniforme ! On peut mettre du noir ou du bleu marine si on veut, mais on peut aussi mettre une toute petite touche de couleur. Parce que la couleur rend dynamique. »

Dans ces 60 secondes, est-ce que l’apparence liée aux tatouages et aux piercings joue du côté négatif pour les employeurs ?

« Oui, pour certains. Ça dépend des secteurs aussi. Si la personne est dans la restauration, ce n’est pas gênant. Par contre, si elle est à la clientèle, peut-être que ça va déranger les dirigeants. Mais si elle met une chemise à manches longues, ça ne se verra pas. Pour les gens qui ont un piercing, par exemple à l’arcade sourcilière, j’ai déjà dit à un jeune homme qu'il pouvait l'enlever, pour éviter un refus à cause de son piercing. Je lui ai dit que s’il était pris, il verrait si d’autres en avaient dans l’entreprise. Il n’y a rien de mal, mais il y a des employeurs qui sont à cheval là-dessus. Parce que c’est aussi l’image que les gens vont véhiculer de l’entreprise. »

Et ça dépend vraiment du secteur...

« Bien sûr ! Lors d'un coaching, j’avais affaire à un homme très percé aux oreilles. Moi, jamais je me serais permis de lui dire qu’il faudrait les enlever. Surtout pas ! On n'a pas le droit. Mais à force d’avoir travaillé sur certains points, de lui-même, à la fin, il a pris conscience que c’était intéressant qu’il les enlève. On amène les gens à prendre conscience des choses qui pourraient éventuellement gêner par rapport aux recrutements. D’autres n’en ont rien à faire et disent qu’ils veulent rester comme ils sont. Donc là, je dis oui, pourquoi pas ! Peut-être que ça passera. Mais ça dépend des situations. Parfois, je vois des personnes tatouées sur les mains. Je ne suis pas très à cheval là-dessus et je me dis que ça n’enlève pas les compétences. »

 © Adobe Stock
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« Le tatouage peut être très favorable pour un certain nombre d'emplois »

David Le Breton
Anthropologue et sociologue français, spécialiste des représentations et des mises en jeu du corps humain, auteur du livre "Signes d'identité, tatouages, piercings et autres marques corporelles"

Pensez-vous que des tatouages, des piercings ou un look vestimentaire particulier peuvent-être discriminants dans le monde professionnel ?

« De manière globale, aujourd’hui, le tatouage ne pose absolument plus aucun problème pour les employeurs, sauf exception pour les métiers du contact. Des métiers où les employés sont directement en lien avec un public. Parce que l'on peut toujours rencontrer des gens qui sont hostiles aux tatouages, qui trouvent que c’est méprisable, laid et vulgaire. C’était discriminant il y a encore plus d’une dizaine d’années, même déjà quand le tatouage commençait à devenir un phénomène extrêmement tendance. Il a fallu une phase d’adaptation, d’ajustement. Aujourd’hui, on considère que c’est bien. Et au contraire, ça peut même être très favorable pour un certain nombre d’emplois. »

Qu’est-ce qu’il s’est passé pour que ce soit plus accepté ? Une ouverture d’esprit des employeurs en France ?

« Ce n’est pas forcément une ouverture d’esprit : c’est la prise en compte de la pluralité du monde d’aujourd’hui, des innombrables valeurs qui se côtoient, le fait qu’il faut de tout pour faire un monde ! Et quand on est un employeur, ça peut aussi être une chose positive d’avoir une personne tatouée, ça peut être le physique de quelqu’un qui est bien dans son époque, qui est dynamique, qui va de l’avant. »

Le terme de « personnes marginalisées » revient souvent lorsque l’on parle de ceux qui sont tatoués. Qu'en pensez-vous ?

« C’est une très vieille image du tatouage, qui date d’avant les années 80, où il était un phénomène plutôt populaire, masculin et connoté à une forme d’opposition aux "sociétés bourgeoises". Le tatouage était vraiment un signe de dissidence, de rébellion, qui touchait essentiellement des ouvriers, des dockers, des camionneurs… Ou alors des délinquants, des soldats. Le tatouage avait une très mauvaise réputation, mais on peut dire que maintenant, une quarantaine d’années plus tard, ça parait un peu dérisoire de maintenir ces connotations négatives autour du tatouage alors qu’il y a un tiers des Français de moins de 35 ans qui sont tatoués et à peu près 20 % de la population française. Quand on sait que le tatouage est un phénomène qui touche le monde entier, ça parait un peu grotesque de le voir comme un phénomène de dissidence ou comme une pratique excentrique. Je dirais qu’ aujourd’hui, le tatouage est mainstream, il est extrêmement valorisé. Quand on voit l’engouement des toutes jeunes générations pour le tatouage, on se dit que dans pas longtemps, on arrivera à 80 % des jeunes générations tatouées. »

Vous dites que le tatouage s’est développé partout dans le monde. Mais dans le cas d’une personne qui porte de nombreux tatouages, en France et dans notre société actuelle, que représentent-ils, en face d’un employeur ? Est-ce une sorte de marque comportementale ?

« Quelqu’un qui est énormément tatoué, c’est un peu autre chose. On a affaire à des hommes, des femmes, qui sont dans une affirmation de soi, ce qui peut paraître, dans beaucoup de métiers, extrêmement propice. Ça montre que ce sont des gens qui n’ont pas peur du jugement des autres, qui sont actifs. C’est un bon profil pour de nombreux métiers, surtout dans le contexte du néolibéralisme d’aujourd’hui. Mais si on est dans un métier un peu conservateur, ça paraîtra un peu choquant. On a parfois affaire à des gens plus âgés pour qui le tatouage reste connoté de manière négative. Donc les gens qui portent des tatouages « ostentatoires » risquent d’être défavorisés par rapport à d’autres. Dans quatre ou cinq ans, je pense que cela deviendra banal de voir des gens qui portent des tatouages sur le front, le cou, les mains. On n’y fera plus vraiment attention... Pour l’instant, on est dans la phase d’apprivoisement, mais à mon avis, cela va très bien passer dans les années à venir. »

 © Stéphanie Peron

Cette thématique vous intéresse ? En 2018, Paris-Normandie est parti à la rencontre des tatoueurs et des tatoués de la région. (Re)découvrez notre série vidéo déclinée en six épisodes !

Textes et mise en page : Marie Zinck
Photos : Marie Zinck, Stéphanie Peron, Boris Maslard et illustrations Adobe Stock