De la Normandie au Sénégal, MDI ou l'entreprise en partage

Après la Turquie et le Maroc, l’entrepreneur rouennais Mamadou Diop, créateur de MDI Technologies, installe une filiale au Sénégal. Spécialisé dans l’ingénierie industrielle et les process, il vise 200 emplois d’ici fin 2019 dans un village situé près de la frontière mauritanienne. Thiancone Hiraye, près de Matam, fait partie de la région du Fouta. Les habitants, musulmans dans leur immense majorité, sont des Peuls qui parlent surtout le Poular.

Mamadou Diop, créateur à Rouen en 2014 de MDI Techonologies, en compagnie de son père Yero, 73 ans, retraité de Renault à Cléon. Ici dans le village de Thiancone Hiraye au Sénégal.

Mamadou Diop, créateur à Rouen en 2014 de MDI Techonologies, en compagnie de son père Yero, 73 ans, retraité de Renault à Cléon. Ici dans le village de Thiancone Hiraye au Sénégal.

« Mon père m’a dit : trouves le moyen pour qu’ils puissent gagner de l’argent ! » Ils, ce sont les habitants de Thiancone Hiraye, un village de 2 000 habitants un peu perdu dans la région de Matam, non loin du fleuve Sénégal et de la frontière mauritanienne. « Depuis Dakar, vous tracez une grande ligne droite vers l’est et vous arrivez à Thiancone où les trois quarts des habitants n’ont aucun revenu, où la moitié de la population est constituée d’enfants, décrit Mamadou Diop. Ces enfants, ils vont grandir, et ils seront aussi désœuvrés que leurs parents si on ne fait rien. »
Les villages défilent après Dakar, plutôt bouillonnants, plutôt actifs. Mais en progressant vers Matam, si la route est joliment bitumée, les commerces sont plus dispersés, l’espace agrandi. C’est le royaume des chèvres, des bœufs, des ânes aussi. C’est le théâtre des nomades, qui font profiter à leurs animaux du peu d’herbe encore verte laissée par les pluies.

Le village de Thiancone se trouve à 400 km à l'Est de Dakar, près de la frontière mauritanienne


Retraité de l'usine Renault à Cléon en Seine-Maritime, Yero Diop vient en aide aux plus démunis


Thiancone Hiraye se mérite, au bout de la route, en la quittant pour la terre sableuse surtout. Mais Thiancone sait recevoir : jeunes à cheval, à moto, bruyants forcément, grimpés sur un véhicule pour annoncer la visite de la délégation MDI. Si Mamadou Diop est déjà là, arrivé un jour plus tôt, il n’est pas seul pour accueillir ses collaborateurs ou visiteurs venus de Dakar, de France aussi : 500 ou 600 personnes se mettent à chanter, danser, reconnaissants.

A chaque fois qu'une délégation normande MDI arrive au village, c'est la fête pendant au moins deux jours.

A chaque fois qu'une délégation normande MDI arrive au village, c'est la fête pendant au moins deux jours.

Créer une entreprise au cœur du village, ce doit être une clef pour son développement, une piste pour prendre la suite de Yero Diop, 73 ans, le père du jeune entrepreneur normand de 37 ans. Le soir venu, les femmes et les hommes s’affairent autour d’un repas géant. « C’est comme ça tous les soirs, un peu moins quand mon père n’est pas là. Mais c’est comme ça, et c’est gratuit. C’est mon père qui achète toute la nourriture. Les gens qui sont les plus démunis viennent ici pour dîner, et même pour dormir, car il y a plusieurs chambres au rez-de-chaussée, toujours disponibles. Mon père, il a fait toute sa carrière chez Renault à Cléon. Avec sa retraite, il peut, il veut inviter les gens tous les soirs, les plus démunis. Ils comptent sur lui, mais ce n’est pas une solution. C’est pour ça qu’il m’a dit : trouve un moyen pour qu’ils gagnent de l’argent. »

Plusieurs dizaines de repas tous les soirs, pour les plus démunis. Yero Diop, que tout le monde appelle "Papa Yero", est un homme très généreux et respecté.

Plusieurs dizaines de repas tous les soirs, pour les plus démunis. Yero Diop, que tout le monde appelle "Papa Yero", est un homme très généreux et respecté.

Mamadou Diop, fondateur de MDI en 2014 (200 collaborateurs aujourd’hui, 10 M€ de chiffre d’affaires en 2018, une prévision de 20 M€ en 2020), a décidé de se lancer il y a un peu plus d’un an, épaulé par l’énergie et les idées de Françoise Bultel, sa chargée de développement, par ses frères aussi. « Direction Dakar tout d’abord. Nous venons d’inaugurer le 22 novembre notre siège sénégalais au sein d’une nouvelle zone d’activités, Diamniadio, explique le dirigeant. En présence du président de la République, Macky Sall, qui pousse le développement économique de son pays. » Macky Sall à qui MDI souffle à sa manière qu’à l’est, d’où le président est originaire, il n’y a rien vraiment de nouveau.

Découvrez le village en images :


À Thiancone, les hommes s’occupent du feu qui va servir à tous les invités du soir, ceux de Yero Diop, le bienfaiteur. « Pour l’alimenter, il faut du bois, toujours plus de bois, qu’on va chercher de plus en plus loin. Il faut rouler plus de 30 kilomètres tous les jours. Et les autres villages font la même chose, décrit le chef d’entreprise. Alors, parmi les activités que nous allons créer, il y a la production de fours solaires. En gros, il s’agit d’utiliser le soleil, de capter ses rayons via des miroirs et de viser un boîtier situé derrière le four, comme on utiliserait une loupe. Et ça chauffe ! Les villageois pourront faire à manger, déshydrater fruits et légumes… »

Ensuite, comme MDI Process à Grossœuvre, dans l’Eure, va se moderniser, investir, Mamadou Diop va « rapatrier » à Thiancone des bancs d’usinage pour fabriquer des pièces mécaniques. « De quoi assurer la maintenance du nouvel aéroport international de Dakar (zones de contrôle, tri bagages, ascenseurs…) - nous sommes en négociation -, et viser d’autres contrats », annonce le dirigeant.

Enfin, MDI Sénégal veut s’attaquer au problème crucial de la dispersion des déchets, surtout plastiques, dans la nature. « Il n’y a pas de ramassage, et encore moins de tri, glisse Mamadou Diop, perplexe devant les déchets qui s’amoncellent un peu partout dans le village. Alors, plastique, mais aussi canettes de soda, pneus…, on va imaginer une filière, former les gens. »

« On peut travailler ici, il faut travailler ici »


Que les enfants « grandissent ici, trouvent un emploi, ne dépendent pas des retraités sénégalais revenus de leur expatriation », MDI est ambitieux. Yéro, le papa discret, lâche un sourire marquant son approbation. Son fils, ses autres fils avec lui, sont sur une autre voie que la sienne, celle de l’économie mais avec toujours le sens de l’humain. « On a trop longtemps appris à manger le poisson qu’on te donne, mais pas assez à le pêcher », reprend à son compte Mamadou Diop.
« On peut travailler ici, il faut travailler ici, c’est ce que je répète dans mon émission économique sur Radio RTS Matam, confie le journaliste Djiby Guissé qui suit de près les aventures du village. Une façon de lutter contre la fuite trop souvent inutile de nos jeunes vers l’Europe, ce sont des investisseurs comme Mamadou Diop. »

Eleveurs pour la plupart, les habitants de Thiancone Hiraye connaissent des périodes de sécheresse difficiles pour les animaux.

Eleveurs pour la plupart, les habitants de Thiancone Hiraye connaissent des périodes de sécheresse difficiles pour les animaux.

Après une semaine dans le village familial du Sénégal, l’entrepreneur normand Mamadou Diop fait le point sur ses projets de développement.

Si, depuis Rouen, MDI Technologies veut prendre le virage de l’innovation technologique, de l’intelligence artificielle, de la maintenance prédictive, entend accélérer la croissance externe au-delà de ses implantations actuelles (Maroc et Turquie), l’entreprise mise résolument sur le Sénégal. « Certes, il y a un fort attachement au village de Thiancone Hiraye, loin de Dakar, mais je pense qu’il y a aussi un vrai potentiel de développement dans cette région du Fouta. Assembler des fours solaires, usiner des pièces mécaniques de précision, créer un centre de récupération et de tri des déchets est notre ambition, avec à la clef 200 emplois d’ici 2019, et beaucoup plus à terme », annonce Mamadou Diop.
Mais le temps économique n’est pas le temps politique, particulièrement au Sénégal. « Nous n’avons que quelques mois pour convaincre tout le monde, au premier chef le maire et la municipalité d’Oro dont dépend le village. Ce sont eux qui doivent délibérer pour l’attribution des terres. Nous avons besoin de 500 hectares pour mener à bien les trois activités ».

Des terres sensibles

Ces terres, elles appartiennent à l’État sénégalais, mais sont mises à la disposition des communautés. « C’est à elles de prendre la décision, confirme le gouverneur de la région de Matam, Oumar Mamadou Baldé. Rencontré à Dakar vendredi dernier, il confie « être heureux de l’échange avec MDI », ajoute qu’il « s’engage à accompagner le projet jusqu’à la limite de ses compétences ». Parce que la question des terres, même si elles n’accueillent aucune activité, est sensible dans cette région d’éleveurs de chèvres, de bœufs… Le gouverneur précise sa démarche : « Nous allons être diplomates mais dans une démarche de persuasion ».

Le gouverneur de la région de Matam, Oumar Mamadou Baldé, s'est dit très sensible au différents projets. Il est ici avec Françoise Bultel (MDI) lors de leur entretien à Dakar fin novembre.

Le gouverneur de la région de Matam, Oumar Mamadou Baldé, s'est dit très sensible au différents projets. Il est ici avec Françoise Bultel (MDI) lors de leur entretien à Dakar fin novembre.

Ecoutez ici l'entretien sonore avec le gouverneur Baldé

L’arrivée de MDI au Sénégal se fait dans un contexte d’élection nationale, le président de la République sortant Macky Sall briguant un nouveau mandat en février prochain. S’il a fortement contribué au développement économique de la région de Dakar, la presse sénégalaise suggère que le Fouta a été un peu oublié, alors que le Président en est originaire.

Les habitants élèvent des chèvres, des vaches..., qu'ils conduisent vers des zones où il reste un peu d'herbe. Mais la sécheresse est souvent au rendez-vous, qui oblige à de longs déplacements.

Les habitants élèvent des chèvres, des vaches..., qu'ils conduisent vers des zones où il reste un peu d'herbe. Mais la sécheresse est souvent au rendez-vous, qui oblige à de longs déplacements.

Gros problème pour les animaux : ils mangent souvent le plastique abandonné par les habitants. Un des projets de MDI est de récupérer, de trier et de recycler les déchets, avec une activité à la clef. Les déchets constituent un gros problème environnemental, partout au Sénégal.

Gros problème pour les animaux : ils mangent souvent le plastique abandonné par les habitants. Un des projets de MDI est de récupérer, de trier et de recycler les déchets, avec une activité à la clef. Les déchets constituent un gros problème environnemental, partout au Sénégal.

L'entreprise en partage

MDI conduit un projet de zone d’activités qu’elle conjugue avec une approche sociale et humanitaire, visant une sorte d’écosystème où tout est inséparable. Entretien avec Françoise Bultel, responsable du développement.

Les élèves sont enfin assis, disposent d'un minimum de matériel pour étudier.

Les élèves sont enfin assis, disposent d'un minimum de matériel pour étudier.

Françoise Bultel a déjà effectué plusieurs séjours au Sénégal, en compagnie du créateur de MDI, Mamadou Diop.

En pleine discussion avec le directeur de l'école publique, Adama Barry.

En pleine discussion avec le directeur de l'école publique, Adama Barry.

MDI a décidé d’accompagner le village de Thiancone. De quelle manière ?
. Françoise Bultel :
« Il y a un peu plus d’un an, quand notre projet d’activités émergeait, nous nous sommes rendu compte des manques dans le village, de son dénuement. Nous avons découvert une école vide avec plus de 500 enfants qui travaillent assis par terre, sans cahier, sans livre. Nous avons visité une case santé où il y avait juste un paquet de coton et deux boîtes de Doliprane… Mamadou Diop le dirigeant de MDI, lorsqu’il est rentré à Rouen, s’est dit : j’appelle tous mes copains, et je vais leur dire qu’il faut faire quelque chose. Il en a contacté une trentaine, et chacun est arrivé avec des bureaux, des livres, des cahiers, des vêtements, des casseroles, tandis que Mamadou achetait une trentaine d’ordinateurs. Tout ça pour apporter un peu plus de confort aux gens du village ».
Deux conteneurs sont partis du port du Havre. Où sont-ils aujourd’hui ?
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« Le premier, de douze tonnes de marchandises, est arrivé fin janvier 2018. Et trois mois après, nous avons rempli un autre conteneur de 10 tonnes qui est arrivé l’été dernier. Nous avions là encore beaucoup de chaises, de bureaux, énormément de livres, des protèges cahiers, des stylos, pour équiper les classes, de la petite classe de primaire jusqu’au CM2 même si notre vœu le plus cher est d’aider à ouvrir des maternelles ».

Un enseignant présente sa classe :


Faute de dispensaire, que devient la case santé ?
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« Nous avons récupéré des lits médicalisés dans les résidences de personnes âgées en France, car ils étaient remplacés. Des fauteuils roulants aussi, des cannes, des chaises, des tables… Rien n’est neuf, ce n’est que de la récupération. Mais pour le village, c’est énorme. Plus généralement, le mobilier peut équiper des maisons, des chambres car ici les gens dorment par terre. Et puis dans le village, il y a beaucoup de handicaps. Mais on ne les voit pas, les handicapés, ils restent chez eux. Il faut les aider ».

Les bénévoles de la case santé.

Les bénévoles de la case santé.

Depuis l’arrivée des conteneurs, quelles différences avez-vous constaté ?
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« Pour l’école, une orchestration magnifique de la part des enseignants… Et puis il y a le bonheur et la joie des enfants qui chantent dès qu’on entre dans leur classe, nous remercient. Quant à la case santé, elle offre de meilleures conditions sanitaires. Six personnes travaillent ici pour zéro franc CFA, reçoivent les gens qui ont besoin d’un cachet, d’un soin, et qu’on les écoute ».
Trois quarts des 2 000 habitants du village sont sans revenu, et la moitié de la population est constituée d’enfants que vous accompagnez. Pour faire quoi plus tard ?
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« Nous nous battons pour eux, avec trois projets. D’abord avec la construction d’une activité de fours solaires. Aussi avec la fabrication de pièces de précision destinées aux industries sénégalaise. Et enfin, à plus long terme, un projet de récupération et de traitement des déchets. Si nous démarrons vite, les gens pourront travailler. Les enfants pourront s’équiper davantage, grandir comme il se doit, se former, travailler ensuite. »

La boulangerie d'Abdoulaye Niang (ici sa femme), intéressée par les fours solaires pour lui éviter chaleur et émanation.

La boulangerie d'Abdoulaye Niang (ici sa femme), intéressée par les fours solaires pour lui éviter chaleur et émanation.

Le boulanger à l'oeuvre.

Le boulanger à l'oeuvre.

C’est une sorte d’écosystème que vous prônez ?
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« Exactement. Nous avons conscience que dans cette grande région de Matam, il y a beaucoup de gens qui ne savent ni lire, ni écrire, ni compter. Mais nous allons travailler pour qu’ils puissent ramasser du plastique, être rémunérés en fonction du poids ramené ».
N’est ce pas aussi une façon d’inciter les gens à rester dans la région, plutôt que de les laisser nourrir un désir d’ailleurs ?
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« Les villageois n’ont pas forcément envie de partir à Dakar, voire à l’étranger. S’ils le font, c’est par dépit. Nous ne voulons pas de ce dépit, mais les encourager à travailler ici, à fonder des familles comme avant, mais en se donnant d’autres moyens pour manger, pour apprendre, pour vivre décemment ».

Ecoutez ici l'entretien sonore avec Françoise Bultel

Mamadou Niang, 40 ans, vit avec sa femme et ses trois enfants dans le village de Thiancone Hiraye, à 30 km de la frontière mauritanienne. Aujourd’hui, il est essentiellement basé à Diamniadio près de Dakar, compte parmi les dix recrues de MDI Sénégal. Pour lui, une nouvelle vie commence.

Mamadou Niang entouré de sa famille.

Mamadou Niang entouré de sa famille.

« J’étais sculpteur sur bois d’ébène. Je faisais des statuettes, des masques…, que je vendais à Mbour, à environ 400 km du village. J’ai fait ça pendant pendant 13 ans, mais j’en vivais mal, surtout pendant la saison des pluies car il n’y avait plus de transport possible ». Et puis il rencontre l’entrepreneur normand Mamadou Diop par le biais de Yero Diop, son père.

« Le premier voyage que Mamadou Diop a fait ici pour son projet, j’ai fait le traducteur. Je parle Wolof, Poularr (langue des Peuls) et le Français. On faisait le tour des villages pour dire qu’il avait envie d’investir ici, dans des fours solaires notamment. Il m’a dit de choisir des jeunes compétents, sachant lire et écrire. Il m’a chargé de faire du recrutement… Au bout du compte, il m’a embauché en juin 2018 comme recruteur, avec quatre autres du village ».

Depuis qu’il a décroché un CDI, Mamadou Niang confie qu’il « vit beaucoup mieux... C’est plus confortable pour ma famille. Et mon propre père me considère davantage car je gagne mieux ma vie, avec une mutuelle en plus du salaire. Mes enfants peuvent aller à l’hôpital à Oroussogui, et je ne paie que 10 % ». Mamadou Niang songe à Yero Diop, l’ancien de Renault à Cléon, aujourd’hui retraité, qui fait beaucoup pour village. « Je pensais bien que son fils Mamadou ferait quelque chose ici... L’électricité par exemple, c’est grâce à Mamadou ».

De confession musulmane (le village compte trois mosquées pour 2000 personnes), les habitants vivent leur religion de façon sereine. Même si le gouvernement français a passé en " zone orange déconseillée " la bande frontalière avec la Mauritanie, la région de Matam est très tranquille, indemne de mouvements extrémistes. Le habitants répètent qu'ils sont très vigilants pour que leur région reste calme, comme tout le Sénégal d'ailleurs, puisse permettre à chacun de vivre en paix et en harmonie.

De confession musulmane (le village compte trois mosquées pour 2000 personnes), les habitants vivent leur religion de façon sereine. Même si le gouvernement français a passé en " zone orange déconseillée " la bande frontalière avec la Mauritanie, la région de Matam est très tranquille, indemne de mouvements extrémistes. Le habitants répètent qu'ils sont très vigilants pour que leur région reste calme, comme tout le Sénégal d'ailleurs, puisse permettre à chacun de vivre en paix et en harmonie.

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Writing is a medium of communication that represents language through the inscription of signs and symbols. In most languages, writing is a complement to speech or spoken language. Writing is not a language but a form of technology. Within a language system, writing relies on many of the same structures as speech, such as vocabulary, grammar and semantics, with the added dependency of a system of signs or symbols, usually in the form of a formal alphabet. The result of writing is generally called text, and the recipient of text is called a reader. Motivations for writing include publication, storytelling, correspondence and diary. Writing has been instrumental in keeping history, dissemination of knowledge through the media and the formation of legal systems.

Textes, photos et vidéos : Marc Braun

Mise en forme : Amandine Briand